Enquête sur un écosystème numérique où les mythes ésotériques de la Nouvelle Droite sont devenus des stratégies de marque et de recrutement de l’ultradroite masculiniste.
Isabelle Kersimon
J’ai récemment montré comment les tropes de la Nouvelle Droite et son anthropologie mythologique irriguent la propagande masculiniste. Odinisme[1] biologisé, Männerbund, exégèses de Julius Evola, d’Ernst Jünger, de Yukio Mishima (tous sont des références majeures du GRECE[2]), esthétique fasciste et fascination pour le virilisme totalitaire constituent le moteur d’une machine de radicalisation accélérationniste en plein essor sur les réseaux sociaux.
Tout commence avec un écosystème constitué de deux comptes Instagram principaux aux dizaines de milliers d’abonnés, Thuleism et Vrill, créés par un trio américano-européen de nomades narcissiques hyperconnectés qui mettent en scène leur vie cool, luxueuse et oisive entre Milan, Bangkok, Tbilissi, Londres, Stockholm, Paris, les États-Unis, l’Australie et l’Amérique latine.

Emplacements revendiqués de Vrill Club dans le monde.
Il y a environ un an, leur canal Discord rassemblait une communauté d’une dizaine de membres qui témoignent de son évolution fulgurante et de sa puissance d’emprise : pour eux, le Vrill est une seconde famille. L’accroche ? Le leisuremaxxing et le vrilmaxx, clins d’œil direct au jargon de la manosphère et des forums masculinistes (lookmaxxing, finmaxxing, pheromone maxxing) que l’on peut traduire comme « maximisation du plaisir » et « maximisation du vril » (du look, des finances, des phéromones). L’objectif du maxx ? L’engagement dans une quête obsessionnelle d’« optimisation » corporelle, énergétique, financière. L’affichage du maxx ? Un dogwhistle, signal crypté à l’attention des internautes habitués aux marges du web.
Une fois l’internaute capturé par ce vernis lifestyle, l’écosystème le fait basculer de la sous-culture connectée à l’embrigadement métapolitique.

Avant de poursuivre, il n’est pas inutile de rappeler à quoi réfèrent les dénominations. Thuleism renvoie à la Thule Gesellschaft, un club ésotérique fondé en août 1918 à Munich, dont les historiens de la période ont montré le rôle essentiel entre l’occultisme völkisch[3] du XIXe siècle et la structure du national-socialisme[4]. C’est en effet en son sein qu’a été créé le Parti des Travailleurs Allemands (Deutsche Arbeiterpartei – DAP), devenu NSDAP sous l’impulsion d’Hitler. Quant au Vril, c’est une invention fictionnelle de l’auteur Edward Bulwer-Lytton dans son roman The Coming Race (1871), réinterprétée par des occultistes allemands comme la source d’énergie extraordinaire de surhommes chtoniens, énergie capable de leur assurer une domination mondiale, ainsi qu’à ceux qui savent la canaliser.
Les concepteurs de cet écosystème réactivent donc l’esthétique mystique de l’ariosophie[5] pour repackager le fond idéologique du mythe aryaniste[6] et l’intégralité des références de la Nouvelle Droite dans l’économie de l’attention des réseaux sociaux, où l’idéologie est transmise par imprégnation visuelle grâce à un flux ininterrompu de contenus courts.
Thuleism : le déclin et la guerre
C’est sur le compte Thuleism (133k abonnés) que se matérialise ma thèse sur le Männerbund contemporain : une rupture totale avec l’ordre démocratique et la sociabilité commune, forgée dans la violence et l’aguerrissement, pensée par et pour les hommes. Suprémacisme blanc, masculinisme, fascisme, nazisme et délires ésotériques y sont exposés en toute liberté comme une normalité désirable, grâce à un évitement habile de la censure algorithmique. L’exigence de détachement radical face à la tiédeur des civilités démocratiques y réalise l’intuition du philosophe allemand Hans Blüher sur la nécessité pour la ligue d’hommes de s’extraire du corps social (et du giron féminin) pour fonder une micro-société soudée par la discipline physique. Ce repli gynophobe régi par la thèse de l’homosociabilité créative a été mis en lumière par l’historienne et anthropologue Claudia Bruns dans ses analyses[7].

Le plus souvent accompagnées d’une glose à tonalité mystique inspirée de la thèse de Thomas Carlyle sur l’autorité des grands hommes qui façonnent l’histoire par le sang et la volonté[8], les publications affichent les archétypes virilistes du Spartiate, du chevalier teutonique, du samouraï, du gentleman farmer, du loup solitaire (avatar suprême du militant viriliste coupé de la masse qu’il méprise, prêt à frapper), de la fraternité militaire, ou encore de l’homo musculosus™ qui accable notre époque avec ses protéines en poudre. Cet impératif corporel rejoint les rites d’initiation guerrière dans les traditions indo-européennes exhumés par l’historien et mythographe Bernard Sergent[9], où le muscle forgé dans l’effort devient l’armure biologique de la caste dominante.
Fillettes et jeunes femmes blondes aux yeux clairs y sont, bien sûr, principalement représentées dans des situations de domesticité au côté d’un masculin protecteur.
Les citations polyglottes qui accompagnent ce foisonnement iconographique sont limpides. La plupart sont des références directes à Julius Evola – dont Robert Deam Tobin a souligné la permanence des mythes aristocratiques et raciaux[10] –, où la rage contre la modernité, la palingénésie sur les cendres de la civilisation européenne et la posture du « chevaucheur de tigre » se sont métamorphosés en un mème hyper populaire dans le biotope de la manosphère et la sous-culture accélérationniste : Surf the Kali Yuga. D’autres affichent directement le slogan fasciste Me Ne Frego, phalangiste Cara Al Sol, ou pétainiste Travail Famille Patrie. Les mots d’ordre disséminés dans la masse ne laissent aucun doute sur l’intention politique : Blood and Soil, Return to the Land (le recours aux forêts théorisé par Ernst Jünger), European Lives Matter, Remigration, No one will save you, Be Prepared, No more patience, We Will Win, et Reconquista.

Dans un style plus direct, les mots d’ordre annoncent le programme : défendre la famille européenne blanche traditionnelle confrontée à un péril mortel (« le monde que tu connaissais est mort », « il n’y a plus de héros », « sache pourquoi tu te bats »). Mais ce combat n’est rendu possible que par l’amplification de la fureur, activée par des successions de « tu n’es pas assez en colère » et par l’image horrible du meurtre de la jeune ukrainienne Iryna Zarutska égorgée dans un métro de la ville de Charlotte, en Caroline du Nord, par un Afro-Américain sans-abri, crime atroce immédiatement récupéré par l’extrême droite internationale. Cette guerre, présentée à maintes reprises comme étant d’ordre spirituel, se soldera par une victoire grâce à la furor – cette transe guerrière héritée des sagas germaniques et des mythes indo-européens que l’anthropologie politique identifie comme l’énergie sacrée de la destruction et de la transgression. C’est cette puissance destructrice indifférente à la douleur, érigée en dogme vital par Ernst Jünger, qu’incarne ici un Spartiate monumental en contre-plongée assénant : We will endure.

Troupes fascistes et officiers nazis, hommes-loups, moines-soldats et combattants masqués surgissent sitôt levées les photos soft-érotiques de jolies jeunes femmes, les portraits de stars du grand écran ou les extraits iconiques de films populaires entre les années 1960 et la fin du siècle dernier.
En bref, Thuleism est un compte d’appel, le premier pas numérique dans un univers parallèle extrêmement structuré où l’on propose à l’internaute formation intellectuelle, vêtements labellisés, webinaires et rencontres réelles.
VrillClub Insta : la captation de la meute
Contrairement à l’esthétique crépusculaire de Thuleism, la charte visuelle du compte VrillClub déploie un télescopage saisissant entre une identité mi-obscure, mi-flashpop relativement chaotique, où l’imagerie fasciste est remixée avec les codes de la pop-culture transgressive. La bio elle-même joue sur une ironie décontractée – « An online club for getting offline » (un club en ligne pour se déconnecter). Ponctuée d’un émoji de surfeur, elle annonce 115 membres (120 sur le site en cette fin septembre 2026) répartis dans trente pays pour « une seule base ».

Des néons criards y côtoient des figures d’insoumission en noir et blanc comme Brad Pitt en Tyler Durden dans Fight Club, Edward Norton, alias Derek Vinyard dans American History X, dans sa phase skinhead néonazi, l’icône éternelle de la jeunesse rebelle, James Dean, ou le visage incarné de la beauté masculine parfaite, Alain Delon. D’autres représentations masculines alternent des corps nerveux en combinaisons noires, armés, où les visages sont cagoulés, des combattants de sports de frappe luisants de sueur, des poitrails tatoués sculptés dans le marbre et des scènes fortes en adrénaline.
Le Vril, qui reprend son l final unique, y est théorisé comme « la vitalité qui prend conscience », « la volonté qui devient réalité », « la force en vous qui vous permet de créer, transformer, endurer, surmonter et devenir » car « le but n’est pas d’échapper au monde », mais de « cultiver le corps, aiguiser l’esprit, fortifier l’esprit [ou le souffle], purifier l’âme et incarner dans le monde le potentiel divin qui est en vous par vos actions ». Cette prose aseptisée est marquée d’un syncrétisme typique du New Age et de la manosphère. Pour l’initié qui possède les codes de la mouvance, le sous-texte vitaliste est limpide : cette « force vivante » qui anime la nature (le Yang masculin) et s’oppose à la seule matière (le Yin féminin) renvoie directement au néopaganisme, où le divin ne transcende pas le monde mais s’incarne dans la force du sang et de la terre. Le vocabulaire doucereux de l’énergie vitale rend la notion plus digeste aux yeux d’un public attiré par le développement personnel, la musculation et la « santé naturelle ».
Les femmes, trophées au service de la guerre cosmique, apparaissent comme les prêtresses blondes d’un culte extraterrestre ou viking, des épouses chrétiennes ferventes, des prototypes du mannequinat, des archétypes de perfection athlétique brandissant Beauty is morality ou What is good is beautiful, ou comme des succubes en guerre contre les soldats du Bien, obéissant aux ordres de comploteurs dont l’histoire de l’iconographie de l’antisémitisme ne laisse aucun doute sur ce qu’ils représentent. La beauté est célébrée comme la « manifestation extérieure de l’ordre intérieur », c’est-à-dire la manifestation physique d’une force civilisationnelle verticale car « seuls les faibles prêchent l’égalité ».
Ces représentations féminines apparemment paradoxales trahissent l’ambivalence tactique de l’extrême droite : madones du foyer destinées à la reproduction et à la transmission pour les unes (tradwives), déesses en armes pour les autres (fémonationalistes), mais invariablement réduites au rang de supplétives dans l’économie de la guerre sainte où se devinent aussi les références à l’archéo-futurisme théorisé par Guillaume Faye, autre figure française de la Nouvelle Droite.

Outre son rôle de diffusion idéologique, cette machinerie sémiologique fonctionne comme un tunnel de conversion : elle capte l’internaute curieux pour le précipiter dans le militantisme radical avant de l’achever en consommateur captif.
VrillClub, alimenté par Thuleism, est la tête de pont communautaire du dispositif. Ailleurs, un compte satellite que les curieux auront tôt fait de dénicher –démontrant ainsi leur caractère élitaire et la sincérité de leur intérêt– éjecte l’utilisateur d’Instagram pour le propulser sur un site au design ultra fluide. Là, nul besoin de forums chiffrés : la matrice doctrinale, le Manifeste du vrillérisme, se télécharge gratuitement. À condition, toutefois, de consentir à laisser une adresse mail.
Vrillerism, soft-manifeste accélérationniste
L’interminable manifeste (139 pages) de Vriller (c’est ainsi que s’identifie l’auteur) s’ouvre sur une justification de son nom. L’auteur reprend le mythe du Vril tel que théorisé par le néonazi chilien Miguel Serrano[11] ou, plus près de nous, le conspirationniste allemand Jan van Helsing[12]. Dans cette vision, l’histoire humaine est évacuée au profit du mythe des origines selon lequel les Aryens viennent de l’étoile Aldébaran et livrent une guerre cosmique aux forces démoniaques.
L’influence de Serrano et d’Evola est constante dans ce Manifeste. Le Vril y est présenté comme ce que les religions du monde ont nommé Ki, Thumos, Prana, Mana ou Chi, le principe suprême créateur de vie. Saupoudrant sa logorrhée de références à Platon, Julius Evola, René Guénon et Rudolph Steiner, l’auteur teinte sa matrice néofasciste de toutes les croyances New Age, assumant une posture de maître yogi transi d’amour universel. Le discours est lisse, élaboré, possiblement attirant pour des personnes en quête de sens et, surtout, en quête d’un guide susceptible de les « augmenter » dans un cénacle aussi sélectif que privé. Des victimes prêtes à engrammer l’autre credo de l’accélérationnisme : There is no political solution.
Corps mental, corps astral et corps éthérique s’entrelacent dans des considérations ariosophiques et définissent un ordre naturel des genres où le masculin est une flèche et le féminin, un arc. L’auteur insuffle l’idée d’une toute-puissance individuelle fondée sur le mépris du monde, cœur vibrant du vrillmaxxing. Le détachement martial face au déclin renvoie aussi à Ernst Jünger, voire à la figure plus contemporaine de Dominique Venner, cofondateur du GRECE, surnommé « le samouraï d’Occident », avec qui l’auteur partage l’obsession de l’aristocratie spirituelle et de la rupture sacrificielle. L’objectif est de devenir un « aristocrate de l’âme » détaché des basses contingences et doté d’un mental d’acier forgé dans un corps d’airain.

Ce sabir psycho-magique, qui se réclame du « monde éternel de la Tradition », a pour objectif de provoquer l’adhésion au corpus métapolitique infusé à haute dose dans la bibliothèque du Club – une librairie numérique reliée récemment à l’écosystème : des méditations de Marc Aurèle au Camp des Saints, en passant par Jünger, Spengler, Evola, les Protocoles des Sages de Sion, d’autres classiques de l’antisémitisme mondial et, bien sûr, Mein Kampf.
Le Club, un techno-Männerbund
Le Vrill Club, résurgence contemporaine du Männerbund et substitut moderne de la forêt germanique, illustre la permanence des structures guerrières masculines de l’historien George Mosse et les travaux de Claudia Bruns sur le culte du corps (Körperkultur).
Dès l’inscription, la recrue accède à un dispositif de gamification paramilitaire intégré à l’infrastructure générale : les Vrillympics. L’application dédiée réglemente des épreuves sportives où les aspirants vrillers sont classés selon leurs performances. Outre les développés-couchés et autres soulevés de terre, ils doivent s’immerger dans des bains glacés, effectuer des tractions aux anneaux de gymnastique, se mesurer les uns aux autres dans des bras de fer. Souffrance physique et performance athlétique fonctionnent comme un rite d’endurcissement qui marque l’appartenance au groupe.

L’encadrement doctrinal est assuré dans le cadre de webinaires mensuels par le ghotta néofasciste, identaire et nationaliste international.
L’ancien militaire suédois Marcus Follin, alias The Golden One, personnage de Viking culturiste insubmersible, est le plus célèbre d’entre eux. Il possède sa propre marque de vêtements et de compléments alimentaires. Ses vlogs regorgent de commentaires sur l’ésotérisme völkisch, notamment les mythes hyperboréens, et de plaidoyers pour la suprématie physique et raciale blanche, réactualisant les thèses métapolitiques de Guillaume Faye, auquel il a rendu publiquement hommage au moment de sa mort. Son manuel Dauntless, traduit en langue française et commercialisé directement depuis sa plateforme, irrigue les réseaux nationalistes. Autre poids lourd : le britannique Tom Rowsell, alias Survive the Jive. Issu de l’English Defence League, il s’est spécialisé dans la confection de podcasts et de « documentaires » ethno-nationalistes destinés à la « diaspora blanche » en Occident. Sa chaîne principale cumule plus de 28 millions de vues. Plus discret, l’anthropologue de formation Edward Dutton, alias The Jolly Heretic, est l’auteur de théories anti-wokes et de l’ouvrage Le Crépuscule de l’intelligence, traduit en France par les éditions de Daniel Conversano et promu sur le site de l’Institut Iliade – prolongement doctrinal du GRECE –, auquel il fournit une caution pseudo-académique sur la dégénérescence biologique des sociétés occidentales. Ces intervenants puisent tous aux sources fondatrices de la Nouvelle Droite – Alain de Benoist, Dominique Venner, Guillaume Faye, Yukio Mishima – qu’ils remixent à la sauce anglo-saxonne pixellisée.

Figure connue de la communauté internationale des cryptomonnaies et du BitCoin, l’Argentin Micael Margiotta, en charge des aspects économiques, anime des sessions axées sur le rejet du système fiduciaire et la critique des banques centrales, tout en engageant à adopter les cryptomonnaies afin d’assurer l’autonomie totale de l’écosystème. Qui commercialise aussi sa propre marque de vêtements frappés d’emblèmes néofascistes et néonazis, ainsi que des artefacts du même acabit sur un autre site dédié.
Plusieurs comptes de groupes nationalistes et identitaires français identifiés par les autorités sont abonnés à l’écosystème du « vrillérisme ».

[1] Voir : Kris Kershaw – The One-eyed God: Odin and the (Indo-)Germanic Männerbünde, Institute for the Study of Man, 2000.
[2] Voir : Anne-Marie Duranton-Crabol, Visage de la Nouvelle-Droite. Le GRECE et son histoire, Presses de Sciences Po, 1998.
Et sur internet : Anne-Marie Duranton-Crabol, « Le GRECE dans le chantier de l’histoire des intellectuels (1968-1984) », Bulletins de l’Institut d’Histoire du Temps Présent, 1987.
[3] L’historien George L. Mosse (The Crisis of German Ideology), définit le mouvement völkisch comme un nationalisme racial et populiste enraciné dans le romantisme allemand, qui érige le peuple (Volk) en entité biologique et culturelle sacrée, tout en s’articulant comme une violente réaction contre la modernité, l’industrialisation et l’universalisme.
[4] Voir : Nicholas Goodrick-Clarke, Les racines occultes du nazisme : Les sectes ariennes secrètes et leur influence sur l’idéologie hitlérienne, éd. du Camion Blanc, 2010.
[5] L’ariosophie combinait le nationalisme völkisch et le racisme avec des notions occultes empruntées à la théosophie (doctrine ésotérique du XIXe siècle postulant l’existence d’une sagesse divine universelle transmise par des maîtres occultes) afin de prophétiser l’avènement d’une domination mondiale allemande.
[6] Ce mythe érige l’Aryen en race maîtresse venue du Nord (Hyperborée) ou d’un continent perdu (Atlantide), engagée dans une lutte cosmique « races inférieures » et les influences jugées dissolvantes de la modernité. Il constitue le socle idéologique sur lequel le national-socialisme et les mouvements völkisch ont bâti leur politique d’exclusion, d’expansion et d’extermination.
[7] Voir : Claudia Bruns, Politik des Eros. Der symbolische Körper in der deutschen Ideologie und im Nationalsozialismus, Wilhelm Fink Verlag, 2008.
[8] Voir : Thomas Carlyle, Les Héros. Le culte des héros et l’héroïque dans l’histoire, Éditions du Félin, 1996.
[9] Voir : Bernard Sergent, Les Indo-Européens. Histoire, langues, mythes, Payot, 1995.
[10] Voir : Robert Deam Tobin, « The Evolian Imagination: Gender, Race, and Class from Fascism to the New Right », The Journal of Holocaust Research, vol. 35, n° 2, 2021 Robert Deam Tobin, « The Evolian Imagination: Gender, Race, and Class from Fascism to the New Right », The Journal of Holocaust Research, vol. 35, n° 2, 2021, p. 75-90.
[11] Voir : Stéphane François, « Miguel Serrano, un diplomate entre pensée völkisch et lunatic fringe », Cahiers de psychologie politique, 2011.
[12] Jan van Helsing, de son vrai nom Jan Udo Holey, est un auteur et éditeur conspirationniste, négationniste, antisémite et ésotériste allemand qui a popularisé, dans les années 1990, le mythe des ovnis nazis.

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