Pour avoir proposé sur Twitter une critique argumentée de propos tenus par Zineb El Rhazoui, Isabelle Kersimon fait sur les réseaux sociaux l’objet d’injures et de diffamations de la part de ce qu’il faut bien appeler des meutes d’insulteurs.

De tels phénomènes sont le symptôme d’une inquiétante dégradation du débat public.

Alors qu’une démocratie vit de la qualité de ses délibérations (qui peuvent passer par des débats d’idées très vifs, mais non par des campagnes de calomnie) et de la volonté d’analyser les problèmes sociaux avec précision afin de leur proposer des solutions, un certain nombre d’influenceurs, actifs sur les réseaux sociaux et dans certains grands médias, ont renoncé au travail de l’analyse et se consacrent à une seule chose : la diffusion de paniques morales et la stigmatisation de quiconque refuse de penser en slogans et en termes de « camps à choisir », comme si nous étions en guerre civile.

Ces simulations verbales d’une guerre civile imaginaire témoignent d’un désintérêt complet pour les solutions démocratiques et d’un véritable désir de cette « guerre civile » dont on brandit la menace pour mieux la faire advenir.

En tant que membres d’honneur de l’INRER, attachés à des positions humanistes et équilibrées, dissociant l’ennemi islamiste de l’ensemble des populations musulmanes, nous souhaitons exprimer tout notre soutien à Isabelle Kersimon.

Jean-Yves Camus, Alain Policar, Jean-Yves Pranchère, Georges Salines, Jean-Louis Vullierme.

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